
La situation a dégénéré au pire ce lundi 20 décembre dans la ville de Goma où le nord a fonctionné sous le rythmé des échauffourées teintées des coups à balles réelles et gaz lacrymogène tout au long de cet avant-midi.
Selon certains manifestants rencontrés par la rédaction de Reporter7.net lors de cette situation, ils disent marquer, par ce geste, leur mécontentement face à la nouvelle qui annonce l’entrée de la police rwandaise dans la ville afin de lutter contre l’insécurité grandissante.
« Nous mettons des pierres dans la route pour montrer notre colère suite à la nouvelle qui circule et qui annonce la venue des policiers rwandais pour lutter contre l‘insécurité qui sévit à Goma. Nous sommes contre leur entrée. Ceci veut dire simplement que l’état de siège a lamentablement échoué. » renchérit un manifestant en colère. Pour eux, c’est difficile que celui qu’on a toujours pointé du doigt comme l’acteur de la situation désastreuse dans la partie
Est de la République Démocratique du Congo soit le secours pour tenter de résoudre le problème pour lequel il a toujours été accusé d’être soit l’auteur soit le tireur de ficelle.
A ces faits décrits, ces manifestants disent ne pas comprendre l’entrée de la troupe rwandaise en plein état de siège qui est censé trouver des solutions aux multiples problèmes au niveau sécuritaire que connaissent les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Ils appellent les autorités à enrôler les jeunes dans l’armée et au sein de la police nationale afin d’appuyer les troupes existantes et ainsi, trouver des solutions aux problèmes d’insécurité dans la ville et partout dans le pays.
Guerschom Mohammed/Reporter7.net